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10 mythes à propos de ceux qui quittent les églises

De nombreux chrétiens quittent les églises, et les pasteurs ont vite fait de les cataloguer. Pourtant, certains ont de vraies raisons et des deux côtés, on doit mettre de l'eau dans son vin...

Rédaction
Mis à jour le : 1 septembre 2026 7h00
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19 minutes de lecture
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Ndlr : L’article ci-des­sous a été publié au début des années 2000 sur les sites vox­dei et blog­dei, où il a fait l’objet d’interminables débats. Il s’agit de la tra­duc­tion d’un article d’Alan Jamie­son, pas­teur bap­tiste, publié dans le maga­zine néo-zélan­dais Rea­li­ty. Le sujet reste éton­na­ment actuel. Spi­ri­ted Exchanges, le forum du pas­teur Jamie­son, donne la parole à ceux qui ont quit­té l’église ou n’ont pas trou­vé d’aide pour pour­suivre leur iti­né­raire spi­ri­tuel. 

Bien que l’expression « les chré­tiens qui quittent l’église » soit deve­nue presque un man­tra, nous avons du mal à com­prendre qui sont ceux qui s’en vont, quand ils s’en vont, pour­quoi ils s’en vont et ce qu’il advient de leur foi après leur départ. Bien sûr cha­cun a ses idées sur le sujet, mais très peu, sur­tout par­mi les diri­geants de l’église, ont pris le temps de s’asseoir et de par­ler avec une ou deux per­sonnes ayant quit­té l’église. Il est plus facile de s’occuper de sté­réo­types que de per­sonnes réelles. Pour ceux qui veulent dépas­ser ces sté­réo­types et se poser la ques­tion : « Qui sont ces gens qui s’en vont de nos églises ? », l’analyse de quelques mythes les concer­nant pour­ra s’avérer très utile.

Mythe n°1 : On quitte seulement les églises traditionnelles

Il est vrai que les gens quittent les églises tra­di­tion­nelles (1) mais ils quittent aus­si les églises évan­gé­liques, cha­ris­ma­tiques et pen­te­cô­tistes. Ce sont les églises qui ont beau­coup gran­di aus­si bien en Nou­velle Zélande qu’à létran­ger. Ces églises qui mettent l’accent sur l’enseignement biblique, une ado­ra­tion vibrante et plus d’occasions de par­ti­ci­pa­tion ont atti­ré beau­coup de jeunes conver­tis et aus­si ceux qui sont dés­illu­sion­nés par les églises tra­di­tion­nelles.
Cepen­dant, ces églises en expan­sion ont aus­si une ‘porte de der­rière’ ou une petite porte. Com­bien s’échappent par cette porte ? Cha­cun en a son idée, mais les études comme celle faite par Elaine Boli­tho dans les églises bap­tistes en Nou­velle Zélande ont don­né des infor­ma­tions sur ces églises, soit disant en expan­sion, et le nombre de ceux qui empruntent cette porte.
Boli­tho a étu­dié l’évolution du nombre des membres des églises bap­tistes (2). Elle a trou­vé qu’entre 1989 et 1996 le nombre de membres des églises bap­tistes de Nou­velle Zélande a connu une faible baisse (de 23.601 à 23.031 membres). Cepen­dant, durant cette période plus de 11.000 membres sont entrés dans les églises bap­tistes. En tenant compte du nombre de ceux qui sont décé­dés, et du nombre de ceux qui sont entrés, elle en a déduit que les églises bap­tistes ont per­du un total de 10.118 membres durant la même période.
Le résul­tat de ces sept années, une perte de 570 membres, repré­sente le départ de 108 % des nou­veaux arri­vants. Pour cent nou­veaux membres dans les églises bap­tistes de Nou­velle Zélande, il y a eu 108 départs. Ces départs ne comptent ni les décès ni les départs pour une autre église bap­tiste.
Cela repré­sente une aug­men­ta­tion sub­stan­tielle des départs par la petite porte en com­pa­rai­son des périodes pré­cé­dentes, entre 1948 et 1988, pour les­quelles Boli­tho a four­nit des chiffres com­pa­ra­tifs (3).
Les chiffres des églises pen­te­cô­tistes montrent aus­si un grand nombre de départ de leurs membres. Les chiffres de l’Eglise Apos­to­lique de Nou­velle Zélande, par exemple, montrent une crois­sance récente, mais l’analyse des chiffres révèle un taux de départ par la petite porte aux alen­tours de 10 % par an (4). Si les résul­tats de Boli­tho et ceux de l’Eglise Apos­to­lique sont aus­si valides pour les autres grou­pe­ments d’églises évan­gé­liques, cha­ris­ma­tiques et pen­te­cô­tistes, cela indi­que­rait un assez grand nombre de départ (et peut-être même que ces départs seraient en nombre crois­sant) pour ces églises éga­le­ment.

Mythe n°2 : Les gens qui partent sont de jeunes adultes à la périphérie de nos églises ou qui n’y sont pas depuis très longtemps

Bien sûr cer­tain de ceux qui partent se trouvent dans cette caté­go­rie, mais ce ne sont pas les seuls qui s’en vont. Dans la recherche que j’ai faite, basée sur 108 inter­views avec des membres ayant quit­té une église de Nou­velle Zélande, j’ai trou­vé que ceux qui quittent les églises de Pen­te­côte et les églises cha­ris­ma­tiques sont en majo­ri­té entre deux âges (70 % ont entre 35 et 45 ans) et étaient impli­qués dans leurs églises res­pec­tives comme adultes (plus de 18 ans) pour une durée moyenne de 15,8 ans. Bien qu’il y ait d’autres types de per­sonnes qui partent, c’est une caté­go­rie que peu de gens consi­dèrent.

Mythe n°3 : Ceux qui ont des enfants sont moins susceptibles de quitter leur église

En 1990 (5), le maga­zine News­week a publié un article inti­tu­lé « Et des enfants les condui­ront : les jeunes Amé­ri­cains reviennent à Dieu. » L’article sug­gé­rait que les gens ayant été éle­vés dans l’église, qui sont par­tis pen­dant la période tur­bu­lente des années 60 revien­draient pro­ba­ble­ment à l’église quand ils devien­draient parents eux-mêmes.
Cela a aus­si été affir­mé par l’étude de Roof (6) dans laquelle il affirme « sans l’ombre d’un doute, les rai­sons les plus fré­quem­ment citées (par les gens qui reviennent à l’église) sont en rap­port avec la vie de famille. L’influence de l’époux ou de l’épouse et le sou­ci d’harmonie dans la famille sont des fac­teurs de poids, mais beau­coup plus impor­tante est la reli­gion de l’enfance. La pré­sence d’enfants jeunes et sco­la­ri­sés, et les sen­ti­ments de res­pon­sa­bi­li­té paren­tale à leur égard incitent les parents à retour­ner à l’église.  » (7)
Nous pen­sons com­prendre que les enfants ramènent les parents à l’église, ou les main­tiennent dans nos églises, mais cette sup­po­si­tion est remise en ques­tion par les choix des gens que j’ai inter­viewés. 80 % dentre eux étaient res­pon­sables d’enfants, mais ont déci­dé mal­gré tout de quit­ter leur église, avec comme consé­quence inévi­table le départ de leurs enfants.
De jeunes res­pon­sables d’église ont sug­gé­ré que le groupe entre deux âges était le groupe le plus impor­tant pour le main­tien de l’intérêt et de la par­ti­ci­pa­tion des enfants à léglise (8). Il se peut que les com­plaintes des enfants ajou­tées aux insa­tis­fac­tions pro­fondes de leurs parents, fassent pen­cher la balance et entraîne le départ de toute la famille.

Mythe n°4 : Si maman et papa vont à l’église, leurs enfants iront aussi en grandissant

Si maman et papa vont à l’église, leurs enfants pren­dront aus­si cette habi­tude en gran­dis­sant (9). En géné­ral, on pense que les croyances et pra­tiques de l’enfance influencent for­te­ment les atti­tudes de l’adulte. Bien que cette influence puisse en effet affec­ter le conte­nu des croyances, des valeurs et de la foi à venir, la recherche récente a com­men­cé à se deman­der à quel point le désir d’aller à l’église et de par­ti­ci­per aux acti­vi­tés dépend des habi­tudes d’enfance.
Une étude amé­ri­caine sur un groupe de cinq cents adultes pres­by­té­riens âgés de 33 à 42 ans a décou­vert que l’influence des rela­tions posi­tives entre parents et enfants était très faibles. L’étude en a conclu que  » l’influence de l’apprentissage social en bas âge était moindre dans nos don­nées que dans la plu­part des recherches effec­tuées dans le pas­sé, et la rai­son en est pro­ba­ble­ment que notre échan­tillon consis­tait en un groupe d’adultes de 33 ans mini­mum, tan­dis que les recherches pré­cé­dentes s’intéressaient à des jeunes du lycée ou de l’université. »
 » Les effets de l’apprentissage social de l’enfance et de l’adolescence semblent se dis­soudre sous la pres­sion des influences ulté­rieures. « 
Une autre étude sou­tient cette idée (10), ayant décou­vert que le par­te­naire de mariage devient plus impor­tant que l’éducation reli­gieuse de l’enfance.
Dans ma propre recherche (bien quelle soit qua­li­ta­tive et basée sur un échan­tillon plu­tôt res­treint), il n’y a pas din­di­ca­tion de dif­fé­rences majeures entre la foi de ceux qui ont eu une expé­rience d’enfance avec une forte impli­ca­tion dans l’église, et celle de ceux qui vivaient dans une famille Chré­tienne de nom ou même celle de ceux qui nont pas de pas­sé Chré­tien.
Par­mi les gens inter­viewés, près de 28 % (11) avaient une foi très forte quand ils étaient enfants (ils assis­taient aux pro­grammes pour enfants ou jeunes adultes orga­ni­sés par l’église et étaient encou­ra­gés par l’implication de leurs parents dans leur église). 40 % sup­plé­men­taires avaient un pas­sé de Chré­tiens de nom (ils pou­vaient assis­ter aux pro­grammes des enfants ou aux pro­grammes des jeunes, mais n’étaient pas encou­ra­gés par l’assistance et la par­ti­ci­pa­tion de leurs parents dans l’église). Fina­le­ment, 30 % des par­tants que j’ai inter­viewés n’avaient aucun pas­sé reli­gieux dans leur enfance ou leur ado­les­cence.

Mythe n°5 : Les gens qui s’en vont n’étaient pas engagés

Cha­cune des 108 per­sonnes que j’ai inter­ro­gées était enga­gée dans sa foi Chré­tienne et son église locale à l’âge adulte. Pour cer­tains, c’était la conti­nua­tion d’un enga­ge­ment pris anté­rieu­re­ment, tan­dis que pour dautres, c’était une réso­lu­tion prise à l’âge adulte.
94 % de ceux que j’ai inter­ro­gés avaient aus­si joué un rôle impor­tant dans l’encadrement de leur église et 40 % dentre eux avaient pour une durée d’un an ou plus, soit tra­vaillé à plein temps dans un minis­tère de l’église locale, dans un groupe para-éclé­sial de sou­tien aux églises ou pour une orga­ni­sa­tion mis­sion­naire à l’étranger, soit étu­dié dans une ins­ti­tu­tion théo­lo­gique – cer­tains avaient fait les deux.

Mythe n°6 : Ceux qui s’en vont n’ont pas de fondement solide dans la foi

Ce fait est éga­le­ment dif­fi­ci­le­ment démon­trable car on ne peut savoir avec cer­ti­tude si les per­sonnes que j’ai ren­con­trées sont repré­sen­ta­tives de ceux qui quittent les églises. Les gens que j’ai inter­ro­gés ont fait par­tie de leur église pour une durée moyenne de 15,8 ans.
94 % avaient un poste à res­pon­sa­bi­li­té dans l’église, et 40 % ont tra­vaillé à plein temps dans un minis­tère Chré­tien pen­dant au moins un an. Un tiers de ceux inter­ro­gés avaient sui­vi une for­ma­tion théo­lo­gique. En plus de cela, la plu­part ont attes­té de l’oeuvre de Dieu dans leur vie par des expé­riences claires et vivantes.

Mythe n°7 : Ils sont partis à cause de la pression croissante de la vie moderne

Beau­coup de diri­geants d’église invoquent le fait que les gens sont beau­coup plus occu­pés de nos jours (les heures de tra­vail d’une part et les femmes allant tra­vailler d’autre part), et qu’ils ont un grand choix d’activités de loi­sirs (le sport du dimanche, les courses, la télé­vi­sion, et l’industrie des res­tau­rants et des bars).
Les gens que j’ai inter­ro­gés ont avoué que leur mode de vie avait bien chan­gé, et cer­tains en ont par­lé comme un fac­teur qui a pu contri­bué à leur déci­sion, mais aucun n’a dit que c’était le rythme de vie, ou le manque de temps, qui consti­tuait le fac­teur majeur dans leur déci­sion de par­tir.
Les fac­teurs sous-jacents étaient bien plus signi­fi­ca­tifs que la ques­tion du manque de temps pour par­ti­ci­per aux acti­vi­tés de l’église. En fait, beau­coup de ceux qui sont par­ti ont rem­pla­cé le temps pas­sé à l’église par d’autres enga­ge­ments en rap­port avec leur foi.

Mythe n°8 : Ils sont partis à cause de disputes avec leurs conducteurs spirituels

Pour un petit pour­cen­tage de ceux avec qui j’ai par­lé, les rai­sons prin­ci­pales de leur défec­tion avaient à voir avec la direc­tion ou la vision de leur église, ou encore avec des désac­cords avec leurs lea­ders. Très rare­ment, le motif de départ était unique. La plu­part des gens ont invo­qué une série de décep­tions, de désa­gré­ments avec les lea­ders pen­dant une période pro­lon­gée de leur vie.
Pour la vaste majo­ri­té, de tels désac­cords n’étaient que des points mineurs dans leur déci­sion de départ. Pour beau­coup ce n’était que le point final dans un pro­ces­sus de départ qui avait duré des mois, sinon des années.

Mythe n°9 : Ils reviendront

Les per­sonnes inter­ro­gées étaient inflexibles sur le fait qu’elles ne retour­ne­raient pas dans le genre d’église qu’elles avaient quit­té. Dans cer­tains cas, j’ai pu gar­dé le contact avec ces per­sonnes et, jusqu’à main­te­nant, la grande majo­ri­té n’est pas reve­nue.
Cer­tains se mettent à fré­quen­ter de façon spo­ra­dique un groupe d’église dif­fé­rent de celle quils ont quit­té.
Même quand cer­tains reviennent vers une autre église évan­gé­lique de Pen­te­côte ou une com­mu­nau­té cha­ris­ma­tique, ils ont ten­dance à res­ter à la péri­phé­rie et ne s’impliquent plus dans les rôles à res­pon­sa­bi­li­té qu’ils occu­paient alors. Sou­vent, il existe une autre rai­son à leur retour; l’église dis­pose par exemple d’un groupe de jeunes dyna­mique pour leurs ado­les­cents.

Mythe n°10 : Ils sont rétrogrades et ont abandonné la foi

En com­men­çant mon étude, je m’attendais à consta­ter que la foi de ceux qui ne fré­quentent plus l’église se serait affai­blie et, qu’à la fin, la plu­part séloi­gne­rait de la foi Chré­tienne. Cela na pas été le cas pour la plus grande par­tie de ceux que j’allais inter­ro­ger.
En fait, bien que ces gens n’avaient plus aucune inten­tion de retour­ner dans l’église qu’ils avaient quit­tée, ils étaient aus­si inflexibles dans leur déter­mi­na­tion à pour­suivre leur marche Chré­tienne. C’est ce para­doxe que je veux pré­sen­ter dans l’édition Juin/Juillet du maga­zine Réa­li­tés.

Bibliographie et notes

(1) Par ‘tra­di­tion­nel’, je désigne les quatre grandes déno­mi­na­tions – Angli­cane, Pres­by­té­rienne, Métho­diste et Catho­lique. Les chiffres ont mon­tré un constant retrait des membres de ces églises.
(2) Qui sont moindres que les chiffres de léglise bap­tiste parce quils ne repré­sentent que les gens qui ont reçu le bap­tême ou qui ayant été trans­fé­rés dune autre église, ont choi­si de deve­nir membres de léglise.
(3) Boli­tho, E.E. (1997) Un trou dans le seau. Sémi­naire à Auck­land, Wai­ka­to et Bay de diri­geants des églises bap­tistes, Octobre 1997 (Auck­land).
(4) Tay­lor L. 1997 « Crois­sance des Déno­mi­na­tions  » dans Patrick B. éd) New Vision New Zea­land Vol II, Auck­land, Vision New Zea­land. p 69.
(5) Le 17 Décembre.
(6) W C Roof : Une géné­ra­tion de cher­cheurs : Le voyage spi­ri­tuel de la géné­ra­tion du Baby Boom (A Gene­ra­tion of See­kers : The Spi­ri­tual Jour­neys of the Baby Boom Gene­ra­tion), San Fran­cis­co Har­per, 1993, p 246.
(7) Ceci était aus­si sou­te­nu par dautres études et pré­dic­tions – par exemple Hoge, D.R. ; John­son, B. ; Lui­dens, D.A. (1993) Fac­teurs déter­mi­nants dans lim­pli­ca­tion aux acti­vi­tés de léglise chez les jeunes adultes qui ont gran­di dans les églises Pres­by­té­riennes ( » Deter­mi­nants of church invol­ve­ment of young adults who grew up in Pres­by­te­rian churches « ), Jour­nal for the Scien­ti­fic Stu­dy of Reli­gion : Vol 32 No 3, p 242–255.
(8) Le rap­port de léglise Pres­by­té­rienne inti­tu­lé  » Com­ment gar­der vos jeunes gens et en atti­rer dautres  » 1998 affirme que par­mi les jeunes gens inter­ro­gés pour ce rap­port qui ont quit­té léglise  » La plu­part ont ces­sé les acti­vi­tés de léglise (lécole du dimanche, les clubs etc.) avant ou durant leur trei­zième année « . p 31.
(9) Une inter­pré­ta­tion com­mune du Pro­verbes 22:6 :  » Enseigne ton enfant dans la voie quil doit suivre et quand il sera grand il ne sen détour­ne­ra pas. « 
(10) Willits, F.K. & Cri­der, D.M. (1989) Les croyances reli­gieuses tra­di­tion­nelles chez les ado­les­cents et les jeunes adultes : une enquête (Church atten­dance and tra­di­tio­nal reli­gious beliefs in ado­les­cence and young adul­thood : a panel stu­dy), Review of Reli­gious Research. Vol 31, No 1, p 68–81.
(11) Ces pour­cen­tages sont arron­dis.

Source : Rea­li­ty maga­zine / Tra­duc­tion : voxdei

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