Depuis le Covid, la confiance dans les autorités sanitaires s’est profondément dégradée. Les interrogations ne portent plus seulement sur les vaccins eux-mêmes, mais sur leur composition, leurs effets indésirables, l’aluminium utilisé comme adjuvant, les nouvelles technologies vaccinales et, plus récemment, l’ARN messager.
Faut-il pour autant rejeter les vaccins ? Non. Il faut d’abord reconnaître leur immense contribution. La variole a été éradiquée, la poliomyélite a fortement reculé et des maladies comme la diphtérie, le tétanos ou certaines méningites ont été considérablement réduites grâce à la vaccination.
Mais reconnaître ces bénéfices historiques ne signifie pas que chaque vaccin, pour chaque enfant, présente automatiquement un rapport bénéfice-risque favorable.
Un enfant n’est pas une statistique
Les autorités raisonnent en populations et en probabilités. Les parents, eux, ont devant eux leur enfant. Lorsqu’un effet indésirable survient, le fait qu’il soit statistiquement rare ne rend pas le drame moins réel.
Les parents devraient donc pouvoir demander, avant chaque vaccination : quel vaccin ? Pour quelle maladie ? Quels bénéfices ? Quels effets indésirables ? Quels adjuvants ? Quelles contre-indications ? Existe-t-il des risques particuliers pour mon enfant ?
Ce ne sont pas des questions de complotistes. Ce sont des questions de parents.
Aluminium, autisme : peut-on encore poser la question ?
Certains vaccins contiennent des sels d’aluminium comme adjuvants. L’aluminium possède une activité biologique et peut provoquer notamment des réactions inflammatoires locales — minimisées par l’OMS.
Cela ne démontre pas qu’ils provoquent l’autisme. Mais les chiffres concernant l’autisme sont suffisamment spectaculaires pour justifier des recherches approfondies. Aux États-Unis, les profonds changements politiques ont permis à une vérité de se faire jour officiellement : les dangers des vaccins et leur lien avec l’autisme.
Mené par le nouveau Ministre de la santé, Robert Kennedy Jr, le CDC estime qu’environ 1 enfant de huit ans sur 31 était identifié avec un trouble du spectre autistique en 2022, contre environ 1 sur 150 au début des années 2000. Pourquoi l’autisme a‑t-il autant progressé ? La question mérite d’étudier toutes les hypothèses sérieuses : génétique, facteurs prénataux, environnement, médicaments, immunologie, nutrition et expositions médicales, vaccination comprise.
Une hypothèse n’est pas une preuve. Mais une question scientifique ne devrait pas être interdite parce qu’elle dérange. En France malheureusement, c’est encore le cas.
L’ARN messager : la prudence s’impose
Les vaccins à ARN messager contre le Covid ont également rappelé une réalité essentielle : une nouvelle technologie peut révéler des risques après son déploiement à grande échelle. La myocardite et la péricardite sont désormais reconnues comme des effets indésirables de certains vaccins à ARNm, particulièrement chez les adolescents et les jeunes hommes, malgré des dysfonctionnements épinglés par le Sénat français qui feraient presque croire que la collecte des données a été intentionnellement sabotée (seulement 61% des myocardites déclarées, pour ne prendre que ce cas-là, auraient été prises en compte).
Cela démontre que la pharmacovigilance après commercialisation est indispensable. Dès lors, pourquoi les parents devraient-ils considérer toute question concernant une technologie récente comme irrationnelle ?
La pétition n°5725
Une pétition du Dr Denis Agret déposée à l’Assemblée nationale demande l’abrogation des obligations vaccinales pédiatriques et la reconnaissance d’une liberté vaccinale. Toutes ses affirmations ne sont pas nécessairement démontrées. L’inquiétude manifestée par les 20 500 signataires (sur les 100 000 requis pour démarrer un processus officiel) mérite d’être entendue.
Plus une intervention médicale est imposée, plus les exigences de transparence, d’indépendance et de contrôle devraient être élevées. La seule réponse de l’État français pour l’instant au médecin urgentiste initiateur de la pétition a été le harcèlement, après sa radiation de l’Ordre des médecins en 2024.
Que peuvent faire les parents ?
La loi Kouchner du 4 mars 2002 a consacré le principe du consentement libre et éclairé. Mais elle ne supprime pas les obligations vaccinales spécifiques prévues par la loi. Le Code de la santé publique prévoit toutefois une exception importante : la contre-indication médicale reconnue.
Un parent peut donc demander une évaluation précise de la situation de son enfant, solliciter un deuxième avis et, lorsqu’une décision administrative paraît illégale, utiliser les voies de recours prévues. En revanche, falsifier un carnet de vaccination ou obtenir un faux certificat médical n’est évidemment pas une solution.
La déscolarisation ne doit pas non plus devenir la réponse automatique. Une école privée ne permet pas à elle seule d’échapper aux obligations vaccinales et l’instruction en famille est soumise à son propre régime juridique.
Protéger son enfant sans rejeter la médecine
La prudence ne consiste pas à abandonner la médecine moderne. Elle consiste à ne pas renoncer à son rôle de parent : connaître les antécédents de son enfant, demander des explications, vérifier les contre-indications, connaître les effets indésirables possibles et, lorsque le doute subsiste, demander un autre avis. La Haute Autorité de santé elle-même indique qu’en cas de questionnement, un second avis médical peut être demandé. Le Conseil national de l’Ordre des médecins rappelle également qu’un médecin spécialiste peut être consulté à la demande du patient ou de son entourage pour obtenir un deuxième avis. Les parents peuvent rechercher un médecin inscrit à l’Ordre grâce à son annuaire officiel, puis choisir librement leur praticien.
Il est également possible de conserver l’ensemble des informations médicales de l’enfant dans Mon espace santé : antécédents, examens, comptes rendus, certificats et carnet de vaccination. Cela permet de présenter un dossier complet à un autre médecin plutôt que de repartir de zéro. Et lorsqu’un parent estime qu’une vaccination a été suivie d’un événement indésirable inhabituel, il peut effectuer lui-même un signalement officiel, sans attendre qu’un médecin le fasse à sa place. Le portail national de signalement accepte explicitement les déclarations des particuliers concernant les médicaments et les vaccins. Le parent reçoit une référence et peut conserver une copie de sa déclaration.
Pour les parents chrétiens, cette démarche peut prendre une dimension supplémentaire : leurs enfants leur sont confiés et ils ont la responsabilité d’en prendre soin. Cela ne signifie ni croire aveuglément les autorités, ni rejeter aveuglément la médecine.
Nous ne sommes pas contre les vaccins. Nous sommes pour les enfants.
Nous demandons simplement que les inquiétudes des parents soient prises au sérieux, que les données soient accessibles, que les risques soient honnêtement présentés et que chaque famille puisse, lorsqu’elle en ressent le besoin, chercher un deuxième avis, consulter un autre médecin et documenter soigneusement la santé de son enfant.
Car lorsqu’il s’agit de nos enfants, la prudence n’est pas de l’obscurantisme. C’est une responsabilité.

