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Société

Confinement énergétique en France : les 9 pistes à l’étude

Après le Conseil de défense du 16 septembre, le Gouvernement Macron aurait travaillé sur neuf pistes qui pourraient faire basculer la France vers un confinement énergétique encadré

Rédaction
Mis à jour le : 22 septembre 2026 19h39
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16 minutes de lecture
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Le mot-clé « confi­ne­ment éner­gé­tique » a connu sa pre­mière heure de gloire en avril der­nier. À l’occasion de la 9ème inter­ven­tion du pré­sident Macron au jour­nal télé­vi­sé de 20 heures, ce jeu­di sur TF1 et France 2, ce concept pour­rait refaire sur­face et chan­ger la vie des ménages, comme au temps du pre­mier confi­ne­ment Covid.

Le contexte four­nit en tout cas la matière pre­mière à la pros­pec­tive : à l’oc­ca­sion d’un Conseil de défense tenu le 16 sep­tembre, l’Élysée évoque désor­mais expli­ci­te­ment la hausse his­to­rique des car­bu­rants, les ten­sions sur le gaz, le qua­si-blo­cage d’Ormuz, les dif­fi­cul­tés du pipe­line saou­dien de Yan­bu et la néces­si­té de sécu­ri­ser les appro­vi­sion­ne­ments pour les pro­chaines semaines et les pro­chains mois.

1. Essence : 30 € et 150km maxi par semaine

À 3 €/L et avec une consom­ma­tion de 6,5 L/100 km, 30 € repré­sentent envi­ron 10 litres, soit 150 km. C’est peu pour quel­qu’un qui tra­vaille loin de chez lui. Dans notre scé­na­rio, une exten­sion d’EcoWatt pour­rait attri­buer à chaque véhi­cule un quo­ta heb­do­ma­daire, affi­ché dans l’application et débi­té par QR code à chaque pas­sage en sta­tion — les sta­tions équi­pées (au hasard… Total Ener­gie et son réseau de 4000 sta­tions en France) étant les seules appro­vi­sion­nées et donc, res­tées ouvertes. Le but serait simple : faire bais­ser immé­dia­te­ment la demande et pré­ser­ver les stocks. Les per­tur­ba­tions des appro­vi­sion­ne­ments saou­diens vers l’Eu­rope donnent une rai­son sup­plé­men­taire à ce type de méca­nisme. 

Com­men­taire : le vrai sujet n’est donc pas seule­ment « 30 € ». C’est com­bien de kilo­mètres l’É­tat consi­dère-t-il comme néces­saires ? Un sala­rié fai­sant 40 km aller-retour cinq jours par semaine aurait déjà qua­si­ment consom­mé son quo­ta. Le quo­ta devien­drait ain­si, méca­ni­que­ment, un quo­ta de mobi­li­té, pré­pa­rant les esprits à la néces­si­té de trans­for­mer notre style de vie pour l’a­dap­ter aux “Villes à 15 minutes”, si chères aux mon­dia­listes.

2. Télétravail obligatoire ?

Le télé­tra­vail est un moyen très effi­cace pour sup­pri­mer des mil­lions de tra­jets sans inter­dire for­mel­le­ment la cir­cu­la­tion. Deux jours à domi­cile par semaine pour les emplois com­pa­tibles rédui­raient méca­ni­que­ment les kilo­mètres par­cou­rus, donc la consom­ma­tion de car­bu­rant. Le pré­cé­dent existe : le plan fran­çais de sobrié­té éner­gé­tique avait déjà inté­gré le télé­tra­vail par­mi les leviers de réduc­tion de la consom­ma­tion. Dans une crise plus sévère, l’in­ci­ta­tion pour­rait deve­nir obli­ga­tion. 

Com­men­taire : la ques­tion cachée, qui s’est déjà­po­sée durant le Covid, serait « quels métiers seront consi­dé­rés comme essen­tiels ? » Un infor­ma­ti­cien peut tra­vailler à dis­tance ; un infir­mier, un maçon ou un chauf­feur, beau­coup moins. En cas de crise pro­lon­gée, la fron­tière pour­rait tou­te­fois s’é­lar­gir : admi­nis­tra­tion, com­merce, ser­vices, for­ma­tion ou cer­taines acti­vi­tés ter­tiaires pour­raient être clas­sés comme « non essen­tiels sur site », bas­cu­ler vers le télé­tra­vail obli­ga­toire voire faire dis­pa­raître les pro­fes­sions “envi­ron­ne­men­ta­le­ment incor­rectes”. Et l’ef­fet pour­rait dépas­ser l’éner­gie : comme le « click and col­lect » pen­dant le Covid, la contrainte pour­rait accé­lé­rer bru­ta­le­ment la numé­ri­sa­tion des entre­prises encore réti­centes, déjà ube­ri­sées par des régle­men­ta­tions numé­riques tou­jours plus contrai­gnantes (Loi RSE / sobrié­té, RGPD, NIS2, fac­tu­ra­tion élec­tro­nique, etc.). Com­merces, arti­sans et ser­vices pour­raient être pous­sés à prendre com­mandes, paie­ments et ren­dez-vous en ligne pour conti­nuer à fonc­tion­ner avec moins de dépla­ce­ments. Avec une dif­fé­rence majeure : cette fois, la contrainte ne serait plus sani­taire mais éner­gé­tique. Et la ques­tion du chauf­fage ne dis­pa­raî­trait pas : elle se dépla­ce­rait en par­tie du bureau vers le domi­cile.

Sta­tis­tiques Google Trends pour le terme “télé­tra­vail”, popu­la­ri­sé par le Covid.

3. Arrêt des déplacements non essentiels

Ici, on pas­se­rait de la sobrié­té à la prio­ri­sa­tion des dépla­ce­ments. Tra­vail, soins, ali­men­ta­tion, secours et ser­vices indis­pen­sables seraient consi­dé­rés comme prio­ri­taires ; loi­sirs et dépla­ce­ments de confort pour­raient être réduits ou inter­dits. Le Code de l’éner­gie four­nit déjà un levier par­ti­cu­liè­re­ment puis­sant : en cas de pénu­rie, le gou­ver­ne­ment peut contrô­ler et répar­tir les pro­duits éner­gé­tiques et pré­voir leur ration­ne­ment. 

Com­men­taire : la ques­tion explo­sive serait évi­dem­ment : qui décide ce qui est « essen­tiel » ? Une visite fami­liale à 150 km est-elle essen­tielle ? Un réunion à l’é­glise ? Un week-end en famille ? Une sor­tie tou­ris­tique ? À une époque où les fran­çais se restreignent déjà faute de bud­get, le car­bu­rant pour­rait deve­nir une res­source admi­nis­trée selon une hié­rar­chie des besoins soi­gneu­se­ment étu­diée par des cabi­nets “escro­lo­gistes” finan­cés par les taxes car­bone. Quand à l’a­vion, n’en par­lons plus : 2 vols par an et par per­sonne seront la nou­velle norme socia­le­ment accep­table (sauf pour les grands de ce monde qui visent 2050 et dont les jets pri­vés et les voi­tures de luxe échap­pe­ront tou­jours au contrôle).

4. Alternance des voitures par plaques

Le prin­cipe est bru­ta­le­ment simple : plaque paire un jour, impaire le len­de­main, avec déro­ga­tions. L’ob­jec­tif serait de réduire immé­dia­te­ment le nombre de véhi­cules en cir­cu­la­tion et donc la consom­ma­tion. La France connaît déjà la cir­cu­la­tion alter­née fon­dée sur les imma­tri­cu­la­tions ; trans­po­sée à une crise pétro­lière, elle devien­drait un outil de ration­ne­ment éner­gé­tique plu­tôt qu’un outil anti­pol­lu­tion. Cela vous semble impos­sible à appli­quer ? Sou­ve­nez-vous que vous avez impri­mé et rem­pli vous-mêmes, bien doci­le­ment mal­gré la stu­pi­di­té évi­dente de cette mesure illé­gale, votre propre auto­ri­sa­tion de dépla­ce­ment en 2021…

Com­men­taire : com­bi­née au quo­ta de 30 €, la mesure devient beau­coup plus puis­sante. On pour­rait ima­gi­ner : vous avez encore 11,60 € de quo­ta, mais votre voi­ture n’a pas le droit de cir­cu­ler aujourd’­hui. Le dis­po­si­tif ne limi­te­rait donc plus seule­ment l’a­chat de car­bu­rant ; il limi­te­rait éga­le­ment l’u­ti­li­sa­tion du car­bu­rant ache­té par le citoyen modèle, dont l’au­to­mo­bile élec­trique pour­ra à terme être arrê­tée à dis­tance. La célèbre phrase de Klaus Schwab (“vous ne pos­sé­de­rez rien et vous serez heu­reux”) ne choque plus per­sonne : l’hu­ma­ni­té heu­reuse est en marche vers le cré­dit social à la chi­noise et les smart cities main­te­nant que tout est élec­tro­nique : papiers et bien­tôt, argent.

5. 135 € d’amende

Le chiffre de 135 € évoque immé­dia­te­ment les res­tric­tions de cir­cu­la­tion de 2020 et cor­res­pond déjà au mon­tant for­fai­taire de nom­breuses contra­ven­tions de qua­trième classe. Psy­cho­lo­gi­que­ment, et finan­ciè­re­ment, l’im­pact est fort et le fran­çais se hâte en géné­ral de ne pas la contes­ter et de l’ac­quit­ter avant 15 jours pour ne payer “que 90 euros” (dans le cadre d’une infrac­tion au code de la route). On se sou­vient des mil­lions de contrôles et du zèle des poli­ciers à l’é­poque du Covid, qui avaient ver­ba­li­sé d’une amende non mino­rée la pauvre dame qui se pro­me­nait sur la plage. Dans un scé­na­rio éner­gé­tique, une sanc­tion de ce niveau pour­rait accom­pa­gner les inter­dic­tions de cir­cu­la­tion ou les res­tric­tions de dépla­ce­ment. Son objec­tif prin­ci­pal serait pro­ba­ble­ment dis­sua­sif : rendre la règle suf­fi­sam­ment coû­teuse pour empê­cher son contour­ne­ment mas­sif.

Com­men­taire : le vrai chan­ge­ment serait psy­cho­lo­gique : la sobrié­té devien­drait contrô­lable. Un contrôle poli­cier aléa­toire ou une camé­ra type LAPI lit la plaque ; le sys­tème sait si elle peut cir­cu­ler ; l’in­frac­tion génère auto­ma­ti­que­ment la contra­ven­tion. Avec quo­ta car­bu­rant, contrôle de plaques et amendes, on obtien­drait un dis­po­si­tif beau­coup plus proche du contrôle auto­ma­ti­sé que de la simple cam­pagne de sen­si­bi­li­sa­tion (impo­pu­laire et inef­fi­cace) des ZFE : tout le monde joue­rait le jeu au nom de l’inté­rêt col­lec­tif.

6. Plafonnement de puissance électrique dans les logements

L’i­dée serait de limi­ter tem­po­rai­re­ment la puis­sance dis­po­nible chez les par­ti­cu­liers pen­dant les périodes cri­tiques, via Lin­ky. Un foyer pour­rait devoir choi­sir entre chauf­fage, four, chauffe-eau, sèche-linge ou recharge auto­mo­bile plu­tôt que de tout faire fonc­tion­ner simul­ta­né­ment. La France dis­pose déjà de méca­nismes de ges­tion des ten­sions du réseau et de déles­tage ; le pla­fon­ne­ment consti­tue­rait une étape dif­fé­rente : réduire à dis­tance la consom­ma­tion avant de cou­per.

Com­men­taire : cela pour­rait pro­duire une situa­tion très concrète : « votre comp­teur fonc­tionne, mais pas pour tous vos appa­reils en même temps ». Une famille chauf­fée à l’élec­tri­ci­té avec plu­sieurs enfants, un bal­lon élec­trique et une voi­ture rechar­geable serait natu­rel­le­ment beau­coup plus expo­sée qu’un petit loge­ment peu consom­ma­teur. On ne ver­rait pas ce que vivent cer­tains pays d’Afrique, mais via l’ap­pli­ca­tion Eco­Watt, les fran­çais pour­raient suivre en temps réel la consom­ma­tion éner­gé­tique du pays et mieux accep­ter que des res­tric­tions horaires ou de puis­sance leur soient impo­sées.

7. Abaissement des quotas de gaz

Le gaz, dont les stocks ne sont rem­pli cette année qu’à 67% contre 84% en moyenne, pour­rait être répar­ti selon un ordre de prio­ri­té : indus­tries essen­tielles, infra­struc­tures cri­tiques, ser­vices indis­pen­sables, puis autres consom­ma­teurs. Le droit fran­çais pré­voit déjà des méca­nismes de sau­ve­garde en cas de pénu­rie éner­gé­tique, incluant le contrôle et la répar­ti­tion des res­sources. L’ob­jec­tif serait de pré­ser­ver les volumes dis­po­nibles pen­dant que la France cher­che­rait de nou­velles sources d’ap­pro­vi­sion­ne­ment. 

Com­men­taire : le scé­na­rio le plus plau­sible est celui d’une réduc­tion pro­gres­sive plu­tôt qu’une cou­pure bru­tale. D’a­bord l’in­dus­trie ; ensuite les gros consom­ma­teurs ; puis, si la crise s’ag­grave, les ménages. La ques­tion qui appa­raî­trait alors serait : com­bien de mètres cubes de gaz un foyer aurait-il droit de consom­mer ? Et com­ment qua­li­fier l’u­sage de ce gaz ? Par l’ins­tal­la­tion de l’é­qui­valent gaz de Lin­ky : le comp­teur com­mu­ni­cant Gaz­par. Pour l’heure, en Droit fran­çais, les ménages ne mour­ront pas de froid. Sauf rup­ture com­plète de nos stocks.

8. Rationnement alimentaire possible

C’est le scé­na­rio de niveau supé­rieur. Une crise éner­gé­tique pro­lon­gée fini­rait par tou­cher le trans­port rou­tier, la chaîne du froid, les impor­ta­tions, les exploi­ta­tions agri­coles et la dis­tri­bu­tion. Le ration­ne­ment ali­men­taire devien­drait alors un moyen de garan­tir l’ac­cès aux pro­duits essen­tiels plu­tôt que de lais­ser les pre­miers arri­vés vider les rayons. Les villes ne dis­po­sant que de 3 jours d’au­to­no­mie (au maxi­mum, notre note moyenne étant plu­tôt de 2% !), on pas­se­rait de la ges­tion de l’éner­gie à la ges­tion glo­bale des flux phy­siques.

Com­men­taire : le mot « ration­ne­ment » évoque immé­dia­te­ment les tickets papier d’au­tre­fois. Mais mal­gré une pro­duc­tion locale (nos dépar­te­ment exportent 97% de leur pro­duc­tion pen­dant que nos grandes villes en importent 98%) en 2026, le scé­na­rio pour­rait être numé­rique : compte indi­vi­duel, quo­ta, QR code, quan­ti­té dis­po­nible. Voire, comme en Inde pen­dant le Covid où tout fut per­mis, preuve de vac­ci­na­tion contre nour­ri­ture. La même archi­tec­ture ima­gi­née pour l’es­sence pour­rait théo­ri­que­ment être éten­due à cer­tains pro­duits ali­men­taires en cas de crise majeure, le maire, puis le Pré­fet puis l’ar­mée (le Génie) étant en charge de la dis­tri­bu­tion quand tout le reste a échoué.

9. Mobilisation ou ponction de l’épargne française

L’épargne consti­tue l’autre immense réser­voir dis­po­nible — et ce n’est pas un mythe com­plo­tiste de dire que l’E­tat pour­rait y pui­ser. Une crise pro­lon­gée pour­rait sus­ci­ter des mesures fis­cales sup­plé­men­taires, mais aus­si une poli­tique visant à orien­ter l’épargne vers les prio­ri­tés natio­nales : défense, éner­gie, infra­struc­tures ou dette publique. L’épargne des ménages finance déjà une par­tie impor­tante de l’économie et de la dette publique fran­çaise. Les dépôts ban­caires res­tent aujourd’hui cou­verts jusqu’à 100 000 € par dépo­sant et par éta­blis­se­ment dans le cadre de la garan­tie des dépôts.

Com­men­taire : la ques­tion n’est donc pas néces­sai­re­ment « l’État va-t-il sai­sir les comptes ? ». Un scé­na­rio beau­coup plus sub­til serait : taxer davan­tage, encou­ra­ger cer­tains pla­ce­ments, rendre d’autres moins attrac­tifs et orien­ter pro­gres­si­ve­ment l’épargne pri­vée vers le finan­ce­ment des besoins de l’État.

Et l’histoire euro­péenne montre que, dans une crise ban­caire extrême, la fron­tière peut deve­nir beau­coup plus bru­tale. À Chypre, en 2013, le plan de sau­ve­tage ban­caire a notam­ment pré­vu une mise à contri­bu­tion des déten­teurs d’actions et d’obligations, ain­si que la conver­sion en actions d’une par­tie des dépôts non garan­tis de Bank of Cyprus. Des contrôles de capi­taux et des res­tric­tions tem­po­raires sur les retraits avaient éga­le­ment été ins­tau­rés. La dif­fé­rence entre confis­ca­tion, taxa­tion, blo­cage tem­po­raire et mobi­li­sa­tion de l’épargne est donc juri­di­que­ment consi­dé­rable, mais peut deve­nir finan­ciè­re­ment très concrète pour les ménages.

Le scénario complet : du conseil au quota

Pris sépa­ré­ment, ces neuf élé­ments paraissent hété­ro­gènes. Mis bout à bout, ils des­sinent quelque chose de beau­coup plus cohé­rent : 30 € d’es­sence → moins de kilo­mètres → télé­tra­vail → cir­cu­la­tion alter­née → contrôle auto­ma­tique → puis­sance élec­trique limi­tée → gaz répar­ti → ali­men­ta­tion sécu­ri­sée → épargne mobi­li­sée.

Et il existe déjà une archi­tec­ture intel­lec­tuelle pour une par­tie de cette méca­nique : Eco­Watt fonc­tionne aujourd’­hui sur le prin­cipe obser­ver → aler­ter → modi­fier les com­por­te­ments. Dans notre scé­na­rio pros­pec­tif, le chan­ge­ment déci­sif serait de pas­ser de : « Nous vous deman­dons de réduire votre consom­ma­tion. » à : « Voi­ci votre quo­ta. » C’est cette bas­cule, davan­tage que cha­cune des mesures prise iso­lé­ment, qui ferait véri­ta­ble­ment entrer la France dans une logique de confi­ne­ment éner­gé­tique.

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