Pour un enfant de Dieu, utiliser volontairement l’écriture inclusive, c’est participer, même sans en avoir pleinement conscience, à une mécanique culturelle qui contribue à déconstruire l’identité, la famille et la distinction entre l’homme et la femme. Ce n’est pas une simple question de typographie. Ce n’est pas un petit point placé au milieu d’un mot. C’est accepter les codes d’une idéologie qui prétend progressivement redéfinir l’être humain jusque dans son identité.
Il faut donc résister. Pas par haine des personnes, pas par mépris, mais parce qu’un chrétien n’est pas appelé à adopter docilement tous les codes de son époque. Il est appelé à discerner. À examiner. À retenir ce qui est bon et à rejeter ce qui s’oppose à la vérité. Ne cédons plus. Écrivons français. Parlons clairement. Transmettons.
Une langue que l’on veut transformer
L’écriture inclusive recouvre plusieurs pratiques : « les candidates et les candidats », mais surtout les graphies comme « étudiant·e·s », « chrétien·ne·s » ou « agriculteur·rice·s ». Féminiser un métier n’est pas le problème ; « une ministre », « une chercheuse » ou « une professeure » appartiennent au français. Le problème commence lorsque l’on fragmente systématiquement les mots pour imposer une nouvelle convention idéologique. Le français possède déjà ses règles : inutile de le déconstruire pour déconstruire l’identité.
Le petit rouage d’une grande mécanique
Une idéologie s’installe souvent par les habitudes : « c’est plus moderne », « tout le monde le fait », « c’est recommandé ». Puis l’habitude devient norme et celui qui refuse devient suspect. Les services de communication doivent pourtant communiquer, pas imposer des codes idéologiques. Une mode n’est pas une règle. Une recommandation n’est pas une obligation.
Une langue plus compliquée pour les enfants
Le problème devient particulièrement grave lorsqu’on impose ces graphies aux enfants. Un enfant qui apprend à lire doit maîtriser les mots, les sons, l’orthographe et le sens ; pourquoi lui ajouter des conventions graphiques inutiles ? Le ministère de l’Éducation nationale proscrit le point médian dans l’enseignement scolaire, et le Conseil d’État a confirmé cette interdiction.
Avec des formes comme « un.e agriculteur.rice », l’enfant doit d’abord décoder une convention avant de pouvoir lire naturellement le mot. On prétend inclure ; on complexifie. On prétend aider l’enfant ; on lui ajoute une difficulté. L’Académie française a elle aussi souligné les problèmes de lisibilité, de lecture à voix haute et de prononciation.
Les dangers pour l’enfant
Elle fragmente les mots. Elle complique la lecture. Elle complique la lecture à voix haute. Elle ajoute des conventions à l’apprentissage de l’orthographe. Elle peut réduire l’accessibilité des textes. Elle brouille le rapport entre l’écrit et l’oral. Et surtout, elle fait entrer une bataille idéologique dans un apprentissage qui devrait d’abord servir l’enfant.
Une écriture prétendument inclusive peut ainsi devenir excluante pour ceux qui ont le plus besoin d’une langue claire, stable et accessible.
Grenoble : quand un chercheur dit non
L’affaire de l’Université Grenoble-Alpes montre que cette question n’est pas imaginaire. En 2023, le tribunal administratif de Grenoble a annulé la délibération approuvant des statuts rédigés en écriture inclusive, notamment au regard de l’objectif de clarté et d’intelligibilité de la norme.
La leçon est simple pour les communicants : ce qui apparaît dans vos mails ou vos documents internes n’est pas nécessairement une règle du français. Il faut retrouver la liberté de demander : « Pourquoi ? Qui l’impose ? Est-ce obligatoire ? »
Ne laissons pas nos Églises céder
L’Église n’a pas à courir derrière les modes culturelles pour prouver sa modernité. Elle doit annoncer l’Évangile dans une langue claire et compréhensible. Paul écrit : « Si vous ne donnez par la langue une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites ? » (1 Corinthiens 14.9).
Le langage doit servir le message ; il ne doit pas devenir le message. Nos Églises n’ont aucune raison d’importer par mimétisme les codes d’une idéologie qui déconstruit l’identité, la famille et la distinction entre l’homme et la femme. Ce qui le font deviennent, consciemment ou non, les rouages d’une mécanique qui cherche à déconstruire l’être humain, et notamment la jeunesse. Puis-je le redire : écrire en langage inclusif dans la communication de ton église locale fait de toi quelqu’un qui collabore avec les ténèbres pour importer l’homosexualité, le transgenrisme dans le Corps de Christ.
Résister sans haine
Refuser l’écriture inclusive ne signifie pas mépriser les femmes ni refuser le respect dû à chacun. Cela signifie refuser qu’une idéologie transforme progressivement nos habitudes linguistiques sans même avoir à nous convaincre.
Résister ne signifie pas haïr. Résister signifie ne pas céder. Alors, communicants, enseignants, parents, responsables associatifs et responsables d’Églises : ne cédez pas à la pression. Questionnez. Discernez. Et si cette pratique n’est ni nécessaire ni obligatoire, refusez-la. La résistance culturelle commence parfois par une chose toute simple : continuer à écrire correctement le français.
Écrivons français. Parlons clairement. Transmettons. Et résistons.


Juste un test de Nicolas