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Résister à l’écriture inclusive, c’est résister à la destruction de la famille et de l’individu

Pour un enfant de Dieu, adopter l’écriture inclusive, c’est devenir, consciemment ou non, un relais de l’idéologie qui déconstruit l’identité, la famille et la distinction entre l’homme et la femme.

Rédaction
Mis à jour le : 11 août 2026 17h37
Rédaction
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6 minutes de lecture
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Pour un enfant de Dieu, uti­li­ser volon­tai­re­ment l’écriture inclu­sive, c’est par­ti­ci­per, même sans en avoir plei­ne­ment conscience, à une méca­nique cultu­relle qui contri­bue à décons­truire l’identité, la famille et la dis­tinc­tion entre l’homme et la femme. Ce n’est pas une simple ques­tion de typo­gra­phie. Ce n’est pas un petit point pla­cé au milieu d’un mot. C’est accep­ter les codes d’une idéo­lo­gie qui pré­tend pro­gres­si­ve­ment redé­fi­nir l’être humain jusque dans son iden­ti­té.

Il faut donc résis­ter. Pas par haine des per­sonnes, pas par mépris, mais parce qu’un chré­tien n’est pas appe­lé à adop­ter doci­le­ment tous les codes de son époque. Il est appe­lé à dis­cer­ner. À exa­mi­ner. À rete­nir ce qui est bon et à reje­ter ce qui s’oppose à la Véri­té. Ne cédons plus. Écri­vons fran­çais. Par­lons clai­re­ment. Trans­met­tons.

Une langue que l’on veut transformer

L’écriture inclu­sive recouvre plu­sieurs pra­tiques : « les can­di­dates et les can­di­dats », mais sur­tout les gra­phies comme « étudiant·e·s », « chrétien·ne·s » ou « agriculteur·rice·s ». Fémi­ni­ser un métier n’est pas le pro­blème ; « une ministre », « une cher­cheuse » ou « une pro­fes­seure » appar­tiennent au fran­çais. Le pro­blème com­mence lorsque l’on frag­mente sys­té­ma­ti­que­ment les mots pour impo­ser une nou­velle conven­tion idéo­lo­gique. Le fran­çais pos­sède déjà ses règles : inutile de le décons­truire pour décons­truire l’identité.

Le petit rouage d’une grande mécanique

Une idéo­lo­gie s’installe sou­vent par les habi­tudes : « c’est plus moderne », « tout le monde le fait », « c’est recom­man­dé ». Puis l’habitude devient norme et celui qui refuse devient sus­pect. Les ser­vices de com­mu­ni­ca­tion doivent pour­tant com­mu­ni­quer, pas impo­ser des codes idéo­lo­giques. Une mode n’est pas une règle. Une recom­man­da­tion n’est pas une obli­ga­tion.

Une langue plus compliquée pour les enfants

Le pro­blème devient par­ti­cu­liè­re­ment grave lorsqu’on impose ces gra­phies aux enfants. Un enfant qui apprend à lire doit maî­tri­ser les mots, les sons, l’orthographe et le sens ; pour­quoi lui ajou­ter des conven­tions gra­phiques inutiles ? Le minis­tère de l’Éducation natio­nale pros­crit le point médian dans l’enseignement sco­laire, et le Conseil d’État a confir­mé cette inter­dic­tion.

Avec des formes comme « un.e agriculteur.rice », l’enfant doit d’abord déco­der une conven­tion avant de pou­voir lire natu­rel­le­ment le mot. On pré­tend inclure ; on com­plexi­fie. On pré­tend aider l’enfant ; on lui ajoute une dif­fi­cul­té. L’Académie fran­çaise a elle aus­si sou­li­gné les pro­blèmes de lisi­bi­li­té, de lec­ture à voix haute et de pro­non­cia­tion.

Les dangers pour l’enfant

Elle frag­mente les mots. Elle com­plique la lec­ture. Elle com­plique la lec­ture à voix haute. Elle ajoute des conven­tions à l’apprentissage de l’orthographe. Elle peut réduire l’accessibilité des textes. Elle brouille le rap­port entre l’écrit et l’oral. Et sur­tout, elle fait entrer une bataille idéo­lo­gique dans un appren­tis­sage qui devrait d’abord ser­vir l’enfant.

Une écri­ture pré­ten­du­ment inclu­sive peut ain­si deve­nir excluante pour ceux qui ont le plus besoin d’une langue claire, stable et acces­sible.

Grenoble : quand un chercheur dit non

L’affaire de l’Université Gre­noble-Alpes montre que cette ques­tion n’est pas ima­gi­naire. En 2023, le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif de Gre­noble a annu­lé la déli­bé­ra­tion approu­vant des sta­tuts rédi­gés en écri­ture inclu­sive, notam­ment au regard de l’objectif de clar­té et d’intelligibilité de la norme.

La leçon est simple pour les com­mu­ni­cants : ce qui appa­raît dans vos mails ou vos docu­ments internes n’est pas néces­sai­re­ment une règle du fran­çais. Il faut retrou­ver la liber­té de deman­der : « Pour­quoi ? Qui l’impose ? Est-ce obli­ga­toire ? »

Ne laissons pas nos Églises céder

L’Église n’a pas à cou­rir der­rière les modes cultu­relles pour prou­ver sa moder­ni­té. Elle doit annon­cer l’Évangile dans une langue claire et com­pré­hen­sible. Paul écrit : « Si vous ne don­nez par la langue une parole dis­tincte, com­ment sau­ra-t-on ce que vous dites ? » (1 Corin­thiens 14.9).

Le lan­gage doit ser­vir le mes­sage ; il ne doit pas deve­nir le mes­sage. Nos Églises n’ont aucune rai­son d’importer par mimé­tisme les codes d’une idéo­lo­gie qui décons­truit l’identité, la famille et la dis­tinc­tion entre l’homme et la femme. Ce qui le font deviennent, consciem­ment ou non, les rouages d’une méca­nique qui cherche à décons­truire l’être humain, et notam­ment la jeu­nesse. Puis-je le redire : écrire en lan­gage inclu­sif dans la com­mu­ni­ca­tion de ton église locale fait de toi quel­qu’un qui col­la­bore avec les ténèbres pour impor­ter l’ho­mo­sexua­li­té, le trans­gen­risme dans le Corps de Christ.

Résister sans haine

Refu­ser l’écriture inclu­sive ne signi­fie pas mépri­ser les femmes ni refu­ser le res­pect dû à cha­cun. Cela signi­fie refu­ser qu’une idéo­lo­gie trans­forme pro­gres­si­ve­ment nos habi­tudes lin­guis­tiques sans même avoir à nous convaincre.

Résis­ter ne signi­fie pas haïr. Résis­ter signi­fie ne pas céder. Alors, com­mu­ni­cants, ensei­gnants, parents, res­pon­sables asso­cia­tifs et res­pon­sables d’Églises : ne cédez pas à la pres­sion. Ques­tion­nez. Dis­cer­nez. Et si cette pra­tique n’est ni néces­saire ni obli­ga­toire, refu­sez-la. La résis­tance cultu­relle com­mence par­fois par une chose toute simple : conti­nuer à écrire cor­rec­te­ment le fran­çais.

Écri­vons fran­çais. Par­lons clai­re­ment. Trans­met­tons. Et résis­tons.

MOTS CLEFS :apostasiecommunicationécriture inclusivehomosexualitélgbtprophylaxieprotection de l'enfance
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